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Cimenterie : SOCOCIM va doubler sa production

Usine de SOCOCIM INDUSTRIES Sénégal (Rufisque)

La Société Commerciale du Ciment (SOCOCIM), poursuit son « Plan Climat » avec la construction d’une nouvelle ligne de production de 10 mille tonnes de ciment par jour. La capacité de production va passer de 3,5 millions à 7 millions de tonnes par an de ciment bas carbone.

 La première cimenterie du Sénégal, déploie le projet industriel et environnemental « le plus ambitieux de la sous-région ». Il s’agit d’une nouvelle ligne de production de 10 mille tonnes de ciment par jour. « Ce nouvel outil va lui permettre de conforter sa place de premier producteur de ciment du pays et de la zone UEMOA », lit-on dans un communiqué.

Le Président Directeur Général de SOCOCIM, Youga SOW, a commandé l’ingénierie et les équipements à la société FCB. La construction de cette nouvelle ligne sera réalisée en intégrant des sociétés qui favoriseront la formation et l’emploi de talents sénégalais.

« …une baisse des consommations d’énergie de 25% »

Communiqué SOCOCIM

Ce projet intervient après la mise en service, en début d’année, d’équipements permettant une baisse des consommations d’énergie de 25%. « L’Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du projet a été validée et le projet accepté par les parties prenantes, au cours d’une audience publique tenue le 26 novembre 2021, conformément aux dispositions du Code de l’Environnement », précise le document.

Le défi du « ciment vert »

La direction de la société assure que le plan Climat est conçu pour consommer moins d’énergie à la tonne de ciment et permettre une élimination progressive des combustibles fossiles pour la fabrication du ciment.

«Pionnière dans l’énergie verte en cimenterie, au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, à travers un projet admis au Mécanisme de Développement Propre des Nations Unies dès les années 2010, avant la construction récente d’une centrale solaire de 7 MWc, l’usine de Rufisque de SOCOCIM est leader en matière de décarbonisation des processus industriels en Afrique », nous apprend-on.

Selon le communiqué, cette montée en puissance et en technologie s’appuie sur une stratégie de formation des équipes sénégalaises dont les compétences sont à la fine pointe des technologies actuelles et soucieuses de la protection de l’environnement.

Abdou Diouf Junior